Résumé

Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte Histoire des Canadiens-français…

A-t-on jamais prouvé que les huguenots voulussent fonder ici une colonie digne du nom, c’est-à-dire permanente, stable, agricole, susceptible de se suffire à elle-même ? Nous avons, au contraire, cent témoignages qui démontrent leur opposition à tout ce qui ne tenait point immédiatement au commerce. Pourquoi donc méconnaître les faits ? Si on eût écouté les huguenots, le Canada ne se fût ni défriché ni peuplé.
Inutile de raconter les vicissitudes de la vie du courageux fondateur de Québec. Elles sont dans l’esprit de chacun. C’est une gloire de plus attachée à son œuvre.
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Notre plus grand désir étant que, en établissant la colonie de la Nouvelle-France Dieu y soit honoré et servi, et que les hommes aient toujours de bons exemples devant les yeux, les révérends pères de la compagnie de Jésus ont tellement contribué à ce zèle et à cette affection que tous les jours ils exposent leurs personnes aux plus grands périls qui se puissent rencontrer parmi ces peuplades sauvages, pour les attirer à la connaissance de Dieu et à une vie plus civile, ce qui nous oblige d’autant plus à leur départir volontiers tout ce qui est au pouvoir de notre compagnie...
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En France, on appelle « paysan » celui qui cultive le sol, le pays, qui y est en quelque sorte attaché ; c’est un reste de la servitude du moyen-âge. Notre mot « habitant » est beaucoup plus relevé, et nos gens s’en sont toujours montrés fiers avec raison. Bougainville (1757) écrit : « Les simples habitants du Canada seraient scandalisés d’être appelés paysans. En effet, ils sont d’une meilleure étoffe et ont plus d’esprit, plus d’éducation que ceux de France. Ils ne payent aucun impôt et vivent dans une espèce d’indépendance. »
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