Résumé

Portrait de Thomas Chapais Thomas Chapais Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France

À ce moment où l’intendant Talon vient d’arriver au siège du gouvernement dont il va être le plus efficace administrateur, il n’est pas hors de propos de nous demander ce que c’était que la ville de Québec en 1665. Capitale de la Nouvelle-France : ce titre avait noble allure et pouvait en imposer de loin aux Français d’Europe. Même à nos yeux, lorsque nous ne serrons pas de trop près la vérité historique, de prime abord il ne laisse pas que d’amplifier un peu la réalité qu’il recouvrait. Cette réalité était bien humble. Québec n’était alors, à tout prendre, qu’un bourg peu considérable.
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Portrait de Thomas Chapais Thomas Chapais Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France

Talon écrivait à Colbert, le 10 novembre 1670 : « Si ma très humble prière pouvait auprès de vous quelque chose en faveur de M. de Bouteroue, je l’emploierais très volontiers pour qu’il reçût par votre moyen quelque grâce du roi. En vérité quoiqu’il n’ait pas l’action que demande le Canada, il a pour les emplois d’un moindre détail beaucoup de bonnes et de belles qualités, et s’étant autant bien acquitté qu’il a pu de celui qu’il avait ici, il part avec l’approbation des honnêtes gens. »
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Portrait de Thomas Chapais Thomas Chapais Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France

La parole royale n’est pas un vain mot, et la colonie est sauvée.
À partir du 19 juin, Québec est en liesse. Les vaisseaux succèdent aux vaisseaux. Le 30, arrive le marquis de Tracy, celui qu’on appelle le vice-roi, et avec lui quatre nouvelles compagnies. Les navires ne débarquent pas seulement des soldats : ils amènent aussi des colons, des filles à marier, des artisans ; ils apportent des armes, des munitions, des provisions, des animaux domestiques. À chaque nouveau bâtiment qui entre en rade, c’est une nouvelle explosion de joie ! Le 16 juillet, grande sensation à Québec !
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