Résumé

Ernest Gagnon Le fort et le château Saint-Louis

C’est de sa résidence du fort Saint-Louis que le fondateur de Québec contemplait, dans les derniers jours de son existence, l’admirable campagne que sa pensée couvrait de villages et moissons et d’où son génie voulait faire surgir une France nouvelle. Il fit les plus grands sacrifices pour conquérir le Canada à son Dieu et à sa patrie, et fut le véritable fondateur de la nation qui, dans nos vastes contrées de l’Amérique du Nord, continue l’œuvre accomplie jadis par les Francs sur la terre de l’ancien monde.
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Ernest Gagnon Le fort et le château Saint-Louis

Les nouvelles courantes se réduisent à bien peu de choses, parce que le pays n’en fournit presque point et que celles de l’Europe arrivent toutes à la fois, mais elles occupent une bonne partie de l’année ; en politique sur le passé, on conjecture sur l’avenir ; les sciences et les beaux-arts ont leur tour, et la conversation ne tombe point. Les Canadiens, c’est-à-dire les créoles du Canada, respirent en naissant un air de liberté qui les rend fort agréables dans le commerce de la vie, et nulle part ailleurs on ne parle plus purement notre langue.
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Ernest Gagnon Le fort et le château Saint-Louis

« L’arrivée à Québec du gouverneur Craig, en 1807, marqua, dans les réceptions officielles, une ère de faste et de splendeur. Craig aimait la pompe ; il avait des gardes, une suite brillante, et faisait les honneurs de sa position princièrement. On l’appelait the little king. »
Le « petit roi » donnait souvent des fêtes à la campagne ; mais c’était surtout au château Haldimand, dépendance du château Saint-Louis, qu’avaient lieu les dîners et les bals donnés par ce fastueux personnage. Le château, centre de réceptions politiques, restait toujours le centre de la politique des réceptions.
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