Résumé

L. Cordier Les compagnies à charte et la politique coloniale sous le ministère de Colbert… (1906)

Quel était, en effet, le régime commercial au XVIIe siècle? Tout n'était que privilèges, que monopoles, que corporations fermées, la liberté du commerce était totalement inconnue. Et alors, pourquoi ne pas accorder à une grande compagnie le monopole de tel trafic avec une colonie donnée, puisque, dans la métropole elle-même, toute fabrication, toute vente, tout commerce était l'objet d'un monopole réservé à telle ou telle corporation?
Source : Gallica

L. Cordier Les compagnies à charte et la politique coloniale sous le ministère de Colbert… (1906)

Incapables de coloniser, les Français ne le sont pas et ne l'ont jamais été. Au XVIIe siècle, les Antilles et le Canada, de nos jours l'Algérie, l'Indo-Chine et Madagascar en sont la preuve. Mais, avouons-le, une preuve modeste.
La France n'a, certes, jamais manqué d'esprits audacieux, d'aventuriers intrépides, de marins et de soldats prêts à s'expatrier, à traverser les mers, à s'enfoncer hardiment dans l'inconnu. Mais est-ce cela coloniser?
Source : Gallica

L. Cordier Les compagnies à charte et la politique coloniale sous le ministère de Colbert… (1906)

La colonie est un pays sacrifié, elle n'a pas de droits par elle-même ; elle doit avant tout dispenser la mère-patrie de payer tribut à l'étranger en lui achetant des denrées exotiques ; ces denrées, c'est la colonie qui les fournira à la métropole, mais elle n'en pourra fournir qu'à la métropole, celle-ci se réservant le droit de revendre elle-même, non seulement à l'étranger, mais même à ses autres colonies, le surplus des denrées coloniales qu'elle ne pourra ou ne voudra pas consommer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature