Résumé

Portrait de Gabriel Gravier Gabriel Gravier Madagascar : les Malgaches, origines de la colonisation française… (1904)

Vous n'avez rien à
craindre. Viennent les Français ! Ceux qui échapperont à vos balles et à vos obus seront ramassés par Fièvre et par Hiver. Pas un d'eux ne verra l'Analamanga, Tananarive, ses palais, ses temples, la face auguste de la Reine et celle de son Premier Ministre !
Puisque les hostilités doivent tourner à la confusion de la France, le bonhomme s'enfonce sur les yeux son chapeau à plumes blanches et brave en face la Résidence générale.
Les fonctionnaires, comme les révérends, suivent le précepte de don Bazile.
Les Français, disent-ils, sont la plaie de Madagascar.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Gravier Gabriel Gravier Madagascar : les Malgaches, origines de la colonisation française… (1904)

A ce moment les Français arrivent, les Hova disparaissent, Bara et Tanala posent les armes.
Ils savent, depuis quelques années, qu'ils n'ont plus à craindre pour leurs femmes, leurs bœufs et leurs récoltes, et trouvent que la civilisation française a du bon.
Les Bara sont robustes et de haute taille ; leur teint va du jaune clair au plus beau noir; ils ont le nez aplati, les lèvres épaisses, les yeux bridés, les cheveux crépus, la physionomie inintelligente, un peu bestiale, et reproduisent les types africain et sakalava. Les chefs sont beaux hommes et tiennent beaucoup des Arabes.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Gravier Gabriel Gravier Madagascar : les Malgaches, origines de la colonisation française… (1904)

Les directeurs ne sont pas rassurés et demandent au roi de convoquer les actionnaires. Le roi fait la sourde oreille. Seul, au milieu de la débandade des actionnaires et de l'ahurissement des directeurs, il garde son sang-froid, son optimisme, sa foi. Malgré la perte de la Vierge-de-Bon-Port et la pitoyable aventure de Montdevergue, il croit que, bientôt, les affaires de Madagascar et des Indes marcheront à souhait, que de prochains succès dissiperont les nuages, que le bon soleil reviendra, et que les versements arriérés tomberont dans la caisse.
Source : Gallica

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