Marius-Ary Leblond, Revue des Deux Mondes
“ En plein maquis, là où seule la fumée des ronces qu’on brûle dénoncerait sa présence si toute la sylve malgache n’était continuellement boucanée d’une vapeur bleue, sur des terrasses inaccessibles auxquelles le Tanala lui-même n’atteint qu’en grimpant aux saillies des précipices, se cache le village tanala. Il porte souvent un nom qui signifie : silence ou tranquillité. Les cases, légères sur leurs pilotis, avec des cloisons tressées à damier sous des chaumes retombans, ont, par leur éparpillement dans la brume dorée des clairières, des apparences de ruches. ”
