Gustave Julien,
Institutions politiques et sociales de Madagascar…
(1909)
“ Un Sakalava eût préféré la mort à un pareil sacrifice. Malgré le grand amour qu'ils ont pour leurs enfants, tous les Sakalava les habituent de bonne heure à la vie libre et indépendante. Beaucoup sont, dès l'âge de huit à neuf ans, logés dans une case indépendante où ils doivent pourvoir par leurs seuls moyens à tous leurs besoins; tout jeunes encore on les voit traverser à la nage de grands cours d'eau et s'aventurer par les temps les plus difficiles en de frêles pirogues qu'à l'aide de pagaies habilement maniées ils conduisent d'admirable façon. ”
