Charles Renel, La Race inconnue
“ LE SORCIER D’AMBOUHIDZANAKA Sur l’emplacement de l’ancien Rouva d’Ambouhidzanaka, Rakoutoumanga creusait un silo à riz. Le torse et la tête nus sous le grand soleil, le lamba roulé et noué autour des reins, il s’escrimait à coups d’angady sur la dure latérite ; la sueur coulait à grosses gouttes de ses épaules et de sa poitrine. Il s’arrêta pour se reposer un peu, s’accroupit à l’ombre d’un pan de mur ruiné, assis sur ses talons à la mode malgache. Ses pensées étaient moroses, comme il convenait à un vieil homme, contempteur de l’époque présente. ”
