Robert Dumeray, Revue des Deux Mondes
“ C’est Faralahy, « le vilain nègre ». Il y a un an, Boutou était semblable à celui-là. Et j’ai vu son âme éclore, son intelligence s’ouvrir, son cœur s’épanouir au sein d’une vie nouvelle. Bien qu’il ne fit encore qu’entrevoir l’existence promise, il ne balançait plus entre ses parens selon la chair et le père de son esprit; il voulait vivre chez ces hommes blancs dont on lui racontait tant de prodiges, comprendre leurs œuvres, s’unir à leur labeur, contempler leur idéal. Son rêve l’entraînait vers ce merveilleux pays d’Europe où l’espace est supprimé, la nature assujettie, l’art vainqueur. ”
