Résumé

Joseph Aubry A Madagáscar. La tribu des Sakalava… (1910)

Prenez un Sakalava de la brousse, et donnez-lui une chemise, un pantalon, une redingote, des souliers vernis, des manchettes, un faux-col, des gants, couvrez-lui la tête d'un chapeau « huit-reflets », vous n'en aurez pas fait pour cela un homme civilisé. La civilisation, c'est l'éducation du coeur et de la volonté, la culture de l'âme, avant tout. C'est en développant l'âme que le christianisme a rempli dans le monde un rôle civilisateur unique, sans équivalent, sans analogue, grâce à l'action divine qui le féconde.
Source : Gallica

Joseph Aubry A Madagáscar. La tribu des Sakalava… (1910)

Cette fraternité du sang ou fatidra, qui est un usage connu dans tout Madagascar, donne lieu à des pratiques spéciales qui offrent partout la même forme : elles consistent dans l'absorption réciproque d'une goutte de leur sang par chacun des contractants, qui perdent dès lors toute indépendance l'un vis-àvis de l'autre. La parenté ainsi créée est, aux yeux des Sakalava, supérieure à celle du frère né hors du mariage.
La puissance paternelle est sans limites. Le père est chef de la famille et maître absolu des siens : c'est le véritable palerfamilias du droit romain.
Source : Gallica

Joseph Aubry A Madagáscar. La tribu des Sakalava… (1910)

Bien qu'il soit dangereux pour n'importe qui de violer la coutume, c'est au roi tout spécialement à prendre garde de ne pas le faire; si une violation de la coutume par un Sakalava ordinaire fait descendre la vengeance des ancêtres sur une famille entière , combien plus sûrement une pareille violation par le roi n'amènerait-elle pas le malheur et la misère pour la nation tout entière !
Source : Gallica

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