Résumé

E. Boulland Souvenirs de voyage en Afrique centrale… (1883)

La famille est tellement un besoin pour l'homme que, là où les moeurs ont supprimé les liens du sang, les individus ont songé à se créer par le choix une parenté artificielle.
Ainsi, les peuplades habitant Madagascar, se trouvant, par suite de l'absence complète de moeurs, dans l'impossibilité de se pêcher un parent, au milieu du tohu-bohu de relations variées qui fait le plus bel ornement de ce pays, ont institué comme un usage sacré le droit de chacun de se choisir, où bon lui semble, un frère de sang.
Source : Gallica

E. Boulland Souvenirs de voyage en Afrique centrale… (1883)

Il n'y a pas loin de l'île de la Réunion à Tamatave : quatre jours de traversée constamment favorisée par les vents du sud-est, ou du sud-ouest selon la saison. Mais il y a un revers à cette médaille comme à toutes les autres : les seuls navires qui fassent cette traversée sont ou des caboteurs ou des boeuquiers. Les premiers, qui vont à Madagascar chercher du riz, sont d'infects sabots qui ne présentent ni sécurité ni agrément.
Les seconds sont plus sûrs, mais n'offrent non plus aucun attrait : occupés constamment à transporter des boeufs, ils sont pénétrés d'un parfum qui n'a rien de suave.
Source : Gallica

E. Boulland Souvenirs de voyage en Afrique centrale… (1883)

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, le service là-bas est obligatoire pour le Hova ; le recrutement des soldats est d'une simplicité extrême: la reine n'a qu'à parler, ses agents enrôlent tout ce que bon leur semble et personne ne songe à récriminer.
Les hommes sont armés du fusil et de la sagaie. Le fusil est nécessairement une importation européenne, l'arme nationale est la sagaie: c'est une sorte de lance de fer forgé montée au bout d'un manche de bois de quatre à cinq pieds de long.
Source : Gallica

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