Île de la Réunion

Définition et enjeux

Édouard Hervé L’île de la Réunion et la question coloniale

Lorsqu’on arrive à l’île de la Réunion, on vient ordinairement mouiller à l’extrémité septentrionale de l’île, dans une rade foraine mal abritée contre le vent et la vague. C’est la rade de Saint-Denis. Elle est limitée plutôt que protégée par deux caps : à gauche, c’est-à-dire à l’est, la pointe des Jardins, à droite, c’est-à-dire à l’ouest, le cap Bernard. En face de soi, on a une jolie petite ville, construite au milieu de jardins. C’est Saint-Denis, le chef-lieu de l’île et l’une de ses trois villes commerçantes. La population s’élève à environ trente mille âmes.
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Marius-Ary Leblond L'Ile enchantée. La Réunion, par Marius et Ary Leblond… (1931)

En effet, sous la colonnade mouvante des palmiers asiatiques, la Réunion est une île hellénique par l’architecture olympienne de ses montagnes, la vénusté de ses ciels et le cabrement de ses caps sur l’écume marine, le rythme de ses filles aux belles tresses et le dessin de ses idylles dans la fresque des moeurs souvent archaïques. C’est une Insu-linde qui merveilleusement survit avec Madagascar et
Fougère arbre.
Source : Gallica

Marius-Ary Leblond L'Ile enchantée. La Réunion, par Marius et Ary Leblond… (1931)

Dans de pareilles conditions tout ce qu’il y a d’excès s’élimine vite; la Nature est harmonieusement contrainte au chef-d’oeuvre : l’île est parfaite. Elle représente parmi les îles ce que la rose figure entre les fleurs. Quand de la mer on découvre la Réunion, la vision est d’une forme si pure, d’un coloris si souriant, qu’on pense avec enthousiasme aux montagnes sacrées des plus esthétiques civilisations : grecque et indienne.
Source : Gallica

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