Édouard Hervé, L’île de la Réunion et la question coloniale
“ En 1848, l’abolition de l’esclavage s’y était accomplie sans qu’une goutte de sang eût coulé, sans que l’ordre public, la sécurité des personnes et le respect des propriétés eussent reçu la plus légère atteinte. Comment s’expliquer que, vingt ans après une crise si décisive et si heureusement traversée, l’esprit de la colonie se trouvât changé du tout au tout ? Comment s’expliquer que le peuple le plus doux de la terre en fût venu à se livrer dans la rue, pendant plusieurs jours de suite, à des manifestations tumultueuses ? ”
