Raoul de Navery,
Les Religieuses, par Raoul de Navery…
(1864)
“ Stylite voulut que l'on déployât ce jour-là toutes les recherches d'un luxe pieux. La chambre de sa mère, tendue de draperies blanches, étincelait de bougies ; sur un autel dressé comme un reposoir était le beau christ d'ivoire, héréditaire dans la famille, et que les femmes se transmettaient religieusement. Toute la maison assista à la cérémonie. Quand le prêtre fut là, que le ciboire eût été placé sur l'autel, avant de recevoir une absolution suprême, madame de Lendeven attira près de son lit son mari et sa fille. — Si je meurs, ne m'oubliez pas, dit-elle ; si je vis, pardonnez-moi... ”
