Ambroise de Bergerac

Résumé

Ambroise de Bergerac Vie de soeur Angèle de La Croix… (1867)

Mon Dieu, j'étouffe, vous le savez bien ; puis elle prenait son Christ, le baisait avec amour et me regardant avec le sourire sur les lèvres, elle ajoutait : j'étouffe, ma sœur; oh ! si je pouvais me débarrasser de ce que j'ai là, il me semble que je serais bientôt guérie. — Ces étouffements cessèrent, enfin, peu à peu ; mais la vie allait aussi s'affaiblissant dans les organes. Elle devint calme, le sourire ne quitta plus ses lèvres, ses souffrances étaient plus vives que jamais, et pourtant elles ne purent jamais altérer la sérénité de son visage.
Source : Gallica

Ambroise de Bergerac Vie de soeur Angèle de La Croix… (1867)

Mon Jésus, tout seul !. La communion ne l'a cédé en rien aux délices de la nuit.
Ainsi, Dieu se plaisait à consoler son humble servante après les rudes épreuves que lui ménageait sa tendresse. Sœur Angèle eut parfois d'affreuses tentations de désespoir ; son âme en était toute bouleversée, et il lui semblait alors que son esprit se laissât aller au doute le plus désolant. Ce qu'elle ressentait au-dedans se trahissait soudain au-dehors ; mais il suffisait d'une parole pour lui faire
surmonter ces odieuses pensées et ramener le calme et la sérénité dans sa physionomie.
Source : Gallica

Ambroise de Bergerac Vie de soeur Angèle de La Croix… (1867)

Sœur Angèle de la Croix aimait passionnément sa vocation ; rien au monde ne lui semblait aussi grand, aussi beau. Les observances régulières avaient pour elle un charme irrésistible, et pendant tout le temps que le lui permit sa santé, elle y fut très-exacte. La nuit, au premier signal donné, elle accourait au chœur avec un pieux empressement, le cœur plein de joie et d'amour. La divine psalmodie élevait son âme vers le ciel et la rendait presque inaccessible à toute pensée étrangère.
Source : Gallica

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