Ambroise de Bergerac Vie de soeur Angèle de La Croix… (1867)

Mon Dieu, j'étouffe, vous le savez bien ; puis elle prenait son Christ, le baisait avec amour et me regardant avec le sourire sur les lèvres, elle ajoutait : j'étouffe, ma sœur; oh ! si je pouvais me débarrasser de ce que j'ai là, il me semble que je serais bientôt guérie. — Ces étouffements cessèrent, enfin, peu à peu ; mais la vie allait aussi s'affaiblissant dans les organes. Elle devint calme, le sourire ne quitta plus ses lèvres, ses souffrances étaient plus vives que jamais, et pourtant elles ne purent jamais altérer la sérénité de son visage.
Source : Gallica

Ambroise de Bergerac De l'esprit religieux et politique du peuple (1870)

Avare du sang et des trésors de ses sujets, il ne doit sortir l'épée du fourreau que pour sauver l'unité et l'indépendance de la patrie. Il doit n'accorder de faveur qu'au vrai mérite, au courage et à la vertu civique. Père du peuple, toute sa sollicitude doit s'étendre sur l'ouvrier, le laboureur et sur toutes les infortunes. Objet de la vénération générale, par son respect pour les lois, qu'il a pour mission de faire exécuter, il entretient l'harmonie par un juste désintéressement dans les pouvoirs de l'Etat, l'obéissance et la fidélité de tous ses sujets.
Source : Gallica

Ambroise de Bergerac Discours prononcé dans l'église de Fleurac… (1867)

L'horizon politique se charge de sombres nuages ; l'orage menaçant gronde sur la tête de Pie IX, Pontife et Roi ; la tempête va bientôt éclater ; Arthur de Veaux, devenu capitaine, est à son poste, prêt à voler partout où l'honneur et le danger l'appellent.
A Bagnorea, il se bat en héros, excite l'admiration, enflamme le courage de ses compagnons d'armes et révèle une incroyable aptitude pour le métier de la guerre. Il fut grand et fort au temps du repos, il est plus grand et plus fort au jour du danger.
N'est-ce point là, Messieurs, le sublime de la foi et du dévoûment ?
Source : Gallica

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