Henri Bourde de La Rogerie

Henri Bourde de La Rogerie

Résumé

Portrait de Henri Bourde de La Rogerie Henri Bourde de La Rogerie Les bretons aux îles de France et de Bourbon… (1934)

« Point de colonie peut-être où le prix des marchandises varie autant et si promptement et où les fortunes soient moins stables. Un navire ou deux qui arrivent d'Europe y appauvrissent sur le champ les accapareurs. C'est la place, je crois, où il y a le moins à se fier à la bonne foi de ceux avec qui vous traitez... Au jugement de bien des personnes, l'île de France renferme une foule d'aventuriers qui y viennent pour faire fortune et qui rendent le commerce très suspect ».
Source : Gallica

Portrait de Henri Bourde de La Rogerie Henri Bourde de La Rogerie Les bretons aux îles de France et de Bourbon… (1934)

On repeignit en hâte le navire; on arbora des bannières et des banderoles; on fit avec d'éclatantes étoffes des Indes des vêtements pour les douze matelots qui monteraient la barque à bord de laquelle les officiers iraient, comme en triomphe, présenter aux magistrats du Havre le rapport sur la traversée. Mais une frégate venait à la rencontre du navire; le capitaine la laissa approcher sans défiance et à ses questions, répondit que le navire était français, de Saint-Malo, et venait de Madagascar. Aussitôt, de la frégate, cinquante voix crièrent : « Amène pour le Roi d'Angleterre ».
Source : Gallica

Portrait de Henri Bourde de La Rogerie Henri Bourde de La Rogerie Les bretons aux îles de France et de Bourbon… (1934)

Aux îles, l'activité des corsaires et leurs succès donnaient à toute la colonie l'apparence de la prospérité ; L'amiral Jurien de la Gravière qui, étant jeune officier fit escale au Port-Louis, a écrit qu'on n'y souffrait pas de l'atonie qui accablait tous les ports de France. Les prises n'apportaient pas toujours les choses nécessaires à la vie, mais elles répandaient des marchandises de luxe, de somptueuses étoffes de la Chine et des Indes. Mme Decaen, parisienne élégante, aimait à recevoir; sous son influence, la vie mondaine fut au Port-Louis plus brillante qu'elle n'avait jamais été.
Source : Gallica

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