“ C’est le plus grand honneur que le sultan puisse faire chez ce peuple. Lorsqu’il a ainsi gratifié une personne de ses vêtements, c’est pour cet individu, pour ses fils et tous ses descendants, une distinction dont ils héritent, tant que durent ces hardes, ou qu’il en reste seulement une portion. La pièce du costume qui est le plus considérée en pareil cas, c’est le caleçon. Lorsque le sultan eut revêtu de ses habits le kâdhi Medjd eddîn, il le prit par la main, le fit entrer dans son palais, et ordonna à ses femmes de le traiter avec respect, et de regarder sa présence comme une bénédiction. ”
Tipu Sultan
Définition et enjeux
Tipu Sultan, journaliste bangladais né en 1973, incarne le courage de la presse indépendante face à la violence politique. Son agression en 2001, organisée par un député local, a mis en évidence les dangers auxquels sont exposés les journalistes dans un climat de répression.
Les réflexions sur le pouvoir des sultans, telles que celles d’Ibn Battûta ou de Victor Bérard, offrent un contraste historique avec la figure moderne de Tipu, qui symbolise la lutte pour la liberté d’information. Les citations de G. Charmes ou Joseph Conrad, bien qu’abordant des sultans ottomans ou fictifs, soulignent une fascination universelle pour ces personnages de pouvoir, ici réinterprétés à travers les enjeux contemporains de la justice et de la sécurité médiatique.
Citations sur “Tipu Sultan”
Victor Bérard, La mort de Stamboul : considérations sur le gouvernement des Jeunes-Turcs (1913)
“ Jusqu'au premier quart du XIXe siècle, jusqu'à la réforme de Mahmoud, le Sultanat fut donc un empire féodal, sans autre administration, pour l'entretien de cette double armée, qu'une intendance rudimentaire ; sans papiers ni registres compliqués, sans tenue de comptes, le Sultan et ses troupes vivaient au jour le jour, prenant ce qu'il leur fallait ou ce qui leur plaisait, partout où ils pouvaient prendre sans trop de peines ni de dangers. Il n'y avait de limites à leur bon plaisir que celles de leurs propres forces. ”
Victor Bérard, La mort de Stamboul : considérations sur le gouvernement des Jeunes-Turcs (1913)
“ Avant l'ère des réformes, le Sultan gouvernait l'empire pour le bonheur de sa famille turque : groupés autour du Sultan, qui, pour eux, était comme un père ou, suivant le mot des janissaires, le « donneur de soupe », le tchorbadgi, les Turcs étaient animés d'une allégresse joyeuse qui les rendait invincibles à la guerre, habiles aux œuvres de la paix. Les réformes ont donné le Sultan pour chef à tous les Ottomans; elles ont enlevé aux Turcs leur guide et leur tuteur; le peuple turc a vécu à la débandade, et la débandade, toujours, amène le découragement. ”
