Maurice Le Glay,
Récits marocains de la plaine et des monts
(1920)
“ Brahim vit les deux coudes et les mains portant une tête qui dépassait un peu le bord du rocher et où des yeux immenses le regardaient. Il s’approcha tout près et, ayant reconnu la mère de Rabaha, lui dit :— Mahbouba, écoute ce qu’a ordonné ton maître le caïd Moha ou Hammou... Mahbouba, m’entends-tu ? Pourquoi me regardes-tu sans parler ? Vois, je n’ai pas amené ta fille. Le caïd a dit... le caïd n’a pas voulu. Il a donné Rabaha au sultan des Arabes... Est-ce que tu entends, Mahbouba ? Ta fille appartient au harem... Elle n’en sortira plus jamais. Ce n’est pas la peine d’attendre. ”
