Résumé

Pierre Ibos Scènes de la pacification marocaine (1914)

« Je quitterai Zahiliga par le prochain convoi, car je n'ai plus rien à faire ici. Je n'ai même plus à espérer l'imprévu, puisque votre secteur est déjà pacifié ! » dit-il un jour à Imbert, tandis qu'ils cheminaient en précédant la troupe qui venait d'explorer un massif lointain. Merton, qui marchait près d'eux, protesta doucement: « Ne chantons pas victoire tant que notre oeuvre n'aura pas subi l'épreuve des mauvaises nouvelles. Il suffirait peut-être de l'échec retentissant d'une colonne quelconque pour tout bouleverser chez nons ! »
Source : Gallica

Pierre Ibos Scènes de la pacification marocaine (1914)

Le prestige de la France est solidaire du nombre de ses soldats. Si les tribus que nous devons combattre ne voyaient pas beaucoup de Français dans les colonnes et dans les garnisons, elles croiraient que les soldats de notre pays ont peur et qu'ils se font remplacer par des esclaves. Or, nous devons mériter l'estime de nos ennemis pour mieux les subjuguer. D'ailleurs, ils sont tellement braves et redoutables qu on s'exposerait à quelque désastre si on livrait le sort de la conquête et de la pacification aux indigènes ralliés, aux Sénégalais et aux Algériens.
Source : Gallica

Pierre Ibos Scènes de la pacification marocaine (1914)

« Voici le théâtre de la guerre... Le grand chef n'a pas l'air content, et pourtant il ne peut désirer plus beau champ de manoeuvre contre un ennemi figuré,... » chuhota dans l'oreille de Pointis une voix connue. Pointis acquiesça. Le capitaine Merton, du Train des Équipages, stagiaire aux Affaires Indigènes et dont il avait été le commensal à la popote d'Imbert, lui montrait d'un geste large la plaine immense, doucement ondulée, que fermaient dans le lointain, vers le Sud, des montagnes tourmentées, à la silhouette bleuâtre.
Source : Gallica

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