Félicité de Genlis,
Nouveaux contes moraux et nouvelles historiques
“ À peine avoit-elle disparu, que M. Merton entra. Sans perdre de temps, j’instruisis M. Merton de tout, ne lui cachant que la dernière assurance que m’avoit donnée sa fille avec tant de sensibilité ; car j’étois certain que, s’il eût connu ses dispositions à mon égard, il auroit absolument rejeté Florzel. Malgré cette discrétion de ma part, M. Merton répéta mille fois qu’il avoit la promesse de sa fille, qu’il ne céderoit point à une pure fantaisie, que j’étois le seul homme au monde qu’il eût desiré pour gendre, et que nul autre n’obtiendroit la main de Lucy. ”
