Félicité de Genlis,
Nouveaux contes moraux et nouvelles historiques
“ Ah ! je veux laisser à l’amitié des souvenirs durables, je veux lui laisser la meilleure partie de moi-même, mes opinions, mes sentimens, mon esprit et mon ame. Tout ce que nous faisons dans la journée, est fugitif, est emporté par le temps, et pour jamais englouti dans l’éternité... De la romance que j’ai chantée, de la sonate que j’ai jouée sur la harpe, rien ne reste ; ces plaisirs qui ne laissent aucune trace, ressemblent trop à des illusions, il m’en faut d’autres. — Mais j’espère, ma chère Natalie, que vous n’aurez jamais la tentation de faire imprimer vos écrits ? ”
