Alfred Des Essarts, Contes pompadours, par Alfred Des Essarts… (1862)
“ Assise dans une vaste et moelleuse bergère, la duchesse Florentia rêvait, en attendant l'heure du bal. Le bal, cette grande et presque unique affaire des femmes du dix-huitième siècle. Qu'il était bon le temps où un nœud de ruban, un collier de perles, la forme d'une robe, la couleur d'une étoffe, étaient choses importantes ! Le monde est devenu très-sérieux ; et quand par hasard il s'amuse, c'est avec frénésie, sans choix, sans goût ; il semble vouloir s'étourdir, comme ces prodigues qui, près de l'abîme, donnent leur dernière fête. ”
