Résumé

Alfred Des Essarts,  Contes pompadours, par Alfred Des Essarts… (1862)

“ Assise dans une vaste et moelleuse bergère, la duchesse Florentia rêvait, en attendant l'heure du bal.
Le bal, cette grande et presque unique affaire des femmes du dix-huitième siècle.
Qu'il était bon le temps où un nœud de ruban, un collier de perles, la forme d'une robe, la couleur d'une étoffe, étaient choses importantes ! Le monde est devenu très-sérieux ; et quand par hasard il s'amuse, c'est avec frénésie, sans choix, sans goût ; il semble vouloir s'étourdir, comme ces prodigues qui, près de l'abîme, donnent leur dernière fête.
”
Source : Gallica

Alfred Des Essarts,  Contes pompadours, par Alfred Des Essarts… (1862)

“ L'amour que j'éprouvais pour vous, Tanneguy le ressentait pour madame de Valroger.
— Ah! comme vous m'avez jouée!. Mais, c'est égal, ma chère baronne, je n'ai pas si mal rempli mon rôle de sentinelle : car je tiens un prisonnier.
— Et ce prisonnier, ajouta le comte, ne songera jamais à s'affranchir de sa charmante captivité. Si par hasard le brigadier de dragons vous inspirait l'ombre du mécontentement, pour le mettre à la raison et le ramener à vos pieds, vous n'auriez qu'à lui redire votre gentille consigne : Qui vive?
— Et vous, Tanneguy?. demanda Claire au chevalier.
”
Source : Gallica

Alfred Des Essarts,  Contes pompadours, par Alfred Des Essarts… (1862)

“ LUBIN. — Je me moque du monde. Et d'ailleurs, qui pourrait nous critiquer? J'éloigne mon neveu, il va voyager.
AMARYLLIS. — C'est comme moi, j'éloigne ma nièce qui retourne au couvent. Elle ne se doutera de rien, c'est l'innocence même.
LUBIN. — Excellente précaution. Nous serons donc libres ! libres de pouvoir venir ici, quelquefois, souvent, tous les jours, de refaire notre jeunesse!
AMARYLLIS. — Lubin, ne parlez plus de jeunesse.
Cela me fâche. Il me semble que je suis toujours jeune. Le cœur ne vieillit pas.
LUBIN. — Oh! vous dites vrai, magicienne incomparable.
”
Source : Gallica

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