Zénaïde Fleuriot

Zénaïde Fleuriot

Alberte (1881)

Résumé

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot,  Alberte (1881)

“ Le duc de la Rochefaucon fronça les sourcils et hochant douloureusement la tête : — En sommes-nous arrivés là, dit-il, qu'une la Rochefaucon ne veuille pas d'un mari qui porte l'épée de la France !
— Mon oncle, permettez que nous envisagions cette question sous sa véritable face, s'écria madame de Valroux, l'ensemble est beau, mais les détails sont affreux. Rien de plus fatigant, de plus insipide que la vie nomade, la vie de garnison. Rien de plus douloureux en temps de guerre,
rien de plus pénible en temps de paix, que les relations obligées avec des femmes horriblement vulgaires parfois.
”
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot,  Alberte (1881)

“ Et elle entra le sourire aux lèvres dans le salon, précédée par la belle jeune fille dont elle venait de demander le nom. Elle traversa, ses grands yeux pleins d'une curiosité admirative, ces splendides salons qui avaient été meublés sous Louis XIII et qu'on avait pu préserver des injures du temps et de celles des révolutions.
— Madame, dit-elle, en faisant la révérence à
la marquise de Valroux, déguisée en Vénitienne, et qui recevait ses hôtes tout en causant avec une dame âgée, habillée de satin violet, qu'elle appelait ma tante, il me semble que je vois la France pour la première fois.
”
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot,  Alberte (1881)

“ Madame de Valroux laissa tomber son visage dans ses mains.
— Voyons, Madeleine, fais ton petit mea culpa, et qu'il ne soit plus question de cela, dit affectueusement Alberte. Tu as voulu, pour mon bien, me faire épouser une fortune, j'ai, par une idée toute providentielle, préféré à l'étranger l'homme chez lequel, comme je l'ai dit une fois, je trouvais un Dieu, une patrie et un cœur. Tout est bien qui finit bien.
— Ah! oui, j'ai été bien imprudente, dit enfin
madame de Valroux avec le premier sentiment de contrition que son mari lui eût jamais connu.
”
Source : Gallica

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