Résumé

Delly La Petite Chanoinesse

La jeune fille se remettait en marche, et M. de Chancenay l’imita... Elle semblait un peu embarrassée, la jolie chanoinesse. Évidemment, elle n’avait pas coutume d’être escortée par un jeune et très élégant cavalier tel que celui-là... Peut-être s’avisait-elle aussi, tout à coup, du mécontentement probable de sa grand’tante ?
Mais Ogier, pour la mettre à l’aise, lui parlait aussitôt de l’amie défunte. Alors, il vit de nouveau se lever sur lui ces yeux magnifiques, éclairés de la plus pure lumière, ces yeux qui révélaient une âme profonde et toute candide encore.
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Delly La Petite Chanoinesse

Élys murmura, les lèvres tremblantes :
— Oh ! tante Bathilde, tante Bathilde, vous me faites peur !
Mme de Valromée eut un léger soupir, en glissant vers sa nièce un regard de tendresse compatissante.
Puis elle fit observer, après un court silence :
— Tu le connais à peine, ce jeune homme... et tu ne sais pas du tout ce qu’il vaut... Certainement, il est très bien, très agréable... mais ce n’est pas tout, dans la vie.
— Certes !... Mais je ne demande à ma tante Antoinette que de ne pas dire non tout de suite, d’attendre qu’on le connaisse mieux... C’est très raisonnable, il me semble ?
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Delly La Petite Chanoinesse

Mme Antoinette considérait sa petite-nièce comme une enfant intelligente, docile, mêlant des goûts sérieux à une gaieté pure et tranquille. Or, Élys était bien cela ; mais il existait autre chose encore, dans cette nature de jeune fille — un délicieux mystère que M. de Chancenay, observateur prompt et subtil, amoureux, en outre, avait perçu, lui, dans le regard candide, plein de pensées profondes.
Élys avait un cœur ardent, une imagination vive, et dans la mélancolique solitude où la confinait la volonté de sa grand’tante, elle s’était prise à rêver, parfois sans presque en avoir conscience.
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