Résumé

Delly Des plaintes dans la nuit (1983)

Johann ne m'aime pas encore ; Magnus n'a plus sa raison et, s'il la recouvre jamais, il aura assez de sujets de consolation entre sa femme et ses enfants. Quant à moi... eh bien ! je ne regrette rien dans la vie, car, aussi loin que je regarde en arrière, je ne vois dans mon existence que fautes et souffrance. L'orgueilleux — et un orgueilleux passionné tel que je l'ai toujours été — ne peut connaître la paix. La mort sera douce, Genovefa; mais, auparavant, il faut réparer.
M. de Redwitz s'interrompit, épuisé. Genovefa essuya la sueur qui couvrait ses tempes et le supplia de ne plus parler.
Source : Gallica

Delly Des plaintes dans la nuit (1983)

M. de Redwitz, lui, s'était arrêté au centre du cloître, près d'un petit bassin ovale dont le pourtour de pierre verdie était brisé. Il semblait avoir oublié la présence de ceux qu'il avait amenés là et demeurait immobile, plongé dans une songerie douloureuse. En cet étroit espace qui était le lieu de promenade de son fils, il évoquait sans doute l'image de ce Magnus tant aimé, errant sans raison à travers les
pierres antiques et les colonnes effondrées, ou debout sous les arcades enguirlandées d'aristoloches, tel que l'avait vu Genovefa la nuit précédente.
Source : Gallica

Delly Des plaintes dans la nuit (1983)

Voyant s'éclairer la physionomie de Genovefa, comme sous l'empire d'une idée soudaine, il demanda :
— Vous pensez à quelqu'un ? Voyons si nos idées se rencontrent.
M. de Gheldorf ne vous paraît-il pas indiqué, mon cousin ?
— En effet, et tout sera pour le mieux si vous devenez sa femme, ce qui ne saurait plus tarder, je suppose ?
— Nous sommes fiancés depuis la fête de Wilbach.
— Ah! c'est fait! Eh bien ! Genovefa, je vous approuve maintenant. La mort toute proche m'éclaire... Votre exemple agit sur moi et vos prières, sans doute, m'obtiennent cette lumière si longtemps écartée par moi.
Source : Gallica

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