Delly

Anita (1981)

Résumé

Delly,  Anita (1981)

“ Et Ary Handen n'était pas cantonné dans son art. Sa remarquable intelligence lui avait permis en même temps d'acquérir une science étendue, qui en faisait, ainsi que le déclara fièrement Frédérique, un être absolument supérieur.
— Si Conrad vivait, lui qui avait un faible pour cet enfant! dit avec émotion le pasteur. Que de fois m'a-t-il confié ses espérances sur son fils aîné!
— Et elles se sont réalisées, dit Frédérique, dont le regard s'était voilé en entendant le nom de son père. Ary est bien l'homme d'intelligence et de devoir, en même temps que l'artiste rêvé par notre père bien-aimé.
”
Source : Gallica

Delly,  Anita (1981)

“ Bettina avait ce soir une mine excellente, dit Clélia d'un ton léger.
Elle venait de se rapprocher et avait entendu les derniers mots d'Ary.
— Vous êtes trop craintif, monsieur Handen, et trop sévère pour votre beau-frère.
— Il y a lieu de l'être, signorina, répliqua-t-il avec une certaine sécheresse. La moindre chose peut être fort grave pour ma sœur, si délicate. Et, tout en estimant et aimant mon beau-frère, je ne puis que déplorer une faiblesse qui peut avoir de si lourdes conséquences.
— Oh! vous, vous êtes un abominable tyran! dit l'Italienne avec un gracieux sourire.
”
Source : Gallica

Delly,  Anita (1981)

“ On m'a toujours crue indifférente à tout, sans cœur et sans désirs: pour ma famille, comme pour les étrangers, j'ai été pendant longtemps un « amas de ronces », selon l'aimable expression du conseiller Handen. J'étais laide et peu agréable de caractère, c'est vrai, mais l'affection m'eût peu à peu transformée. Seul mon père m'avait entièrement comprise et aimée... Mais il est parti si tôt, mon cher, mon bien-aimé père! murmura-t-elle d'une voix altérée. Ary, si bon pour moi toujours, était trop jeune pour avoir sur moi son influence. ”
Source : Gallica

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