Résumé

Delly La maison des rossignols (1978)

Car je vous aime, Lilian, et je vous demande de devenir ma femme.
Lilian eut un mouvement de stupéfection, en attachant sur lord Stanville un regard effaré. Elle ne trouvait pas de paroles, tant était grand son saisissement.
Il sourit, en murmurant :
— Ah ! Lily, quelle âme toute droite, toute pure est la vôtre !
Elle put enfin balbutier :
— Vous désirez... Vous songez vraiment ?...
— Oh ! très sérieusement, je vous l'assure ! Vous m'êtes chère au-dessus de tout au monde et je n'ai pas de plus vif désir que de vous rendre heureuse.
Source : Gallica

Delly La maison des rossignols (1978)

Donc, vous avez évincé Joseph O'Feilgen. Il avait quelque toupet de vous adresser pareille demande, n'ayant aucune situation à vous offrir, car il vit au jour le jour... Et quelle belle protection cette tête folle aurait été pour vous !.. Non, vraiment, il ne doute de rien, ce petit Joe !
Le ton d'ironie dédaigneuse amena une chaleureuse réplique sur les lèvres de Lilian :
— Il n'a pas réfléchi, j'en suis sûre ; il a suivi simplement l'impulsion de son cœur. Les questions pratiques n'existent guère pour les O'Feilgen.
— Oui, ils vivent toujours dans les nuages de
l'insouciance.
Source : Gallica

Delly La maison des rossignols (1978)

Très bien, ma cousine.
Lilian serrait la main que sa parente lui tendait avec condescendance, puis le bout des doigts que lui offrait Carrie, qui jugeait inutile de se déranger pour l'accueillir.
Mais la physionomie rogue de la jeune personne changea aussitôt, s'orna d'un sourire qui découvrait de larges dents, assez mal rangées, tandis qu'un regard extasié se dirigeait vers la porte dans l'ouverture de laquelle apparaissait Hugh.
Les yeux clairs de lady Laurence eurent un éclair
de joie orgueilleuse en s'attachant sur le jeune homme.
Source : Gallica

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