Résumé

Delly,  La vengeance de Ralph (1978)

“ Pourquoi lady Dorothy en aurait-elle ?
— Le sais-je ? Il y a de ces êtres qui la cultivent tout au long de leur vie. Dorothy est ainsi. Elle détestait lord Felborne parce qu'elle était sous sa dépendance ; ma mère, parce qu'elle était bonne et que lord Henry lui témoignait beaucoup de considération ; moi, parce que j'étais franc, que je la perçais à jour... et maintenant parce que j'ai irrévocablement rejeté dans le néant les rêves ambitieux de sa chère Jane... Quant à vous, Serena...
Son regard glissa sur le charmant visage, sur les yeux émus et graves.
”
Source : Gallica

Delly,  La vengeance de Ralph (1978)

“ De ceci, Serena se sentait tout heureuse. Elle n'avait aucune velléité d'indépendance féministe, et la faiblesse de M. Beckford ne pouvait lui faire apprécier la force de caractère chez un homme. De plus, seule, malheureuse, elle sentait le besoin d'être protégée, défendue...
Mais les paroles de Mme de la Ridière et de Simonne, et ses propres réflexions, éveillaient en elle cette crainte : « Est-il bon ?... Est-il capable d'affection ?... Ne sera-t-il pas un maître dur, tyrannique ? »
”
Source : Gallica

Delly,  La vengeance de Ralph (1978)

“ Elle se souleva un peu, en le regardant avec une surprise joyeuse.
— Oh! Ralph!... pardonnez-moi!... Je suis folle, c'est vrai ! Toujours vous avez été si bon !... Oh ! ne croyez pas que je sois ingrate ! C'est parce que je vous aime tant, au contraire, que je... que je m'inquiète à tort...
D'un geste spontané, elle saisit la main de son mari et y appuya ses lèvres.
C'était la première fois qu'elle se laissait aller à lui révéler aussi vivement sa pure et profonde tendresse.
Ralph tressaillit. Un frémissement courait sur son visage, et son regard se troubla pendant quelques secondes.
”
Source : Gallica

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