Delly

Résumé

Delly,  Une mésalliance (1981)

“ D'un pas ferme, Emmanuelle s'avance.
Claire, qui sanglote, fait un mouvement pour lui crier :
« Ne nous quitte pas, ma sœur, mon amie ! »
Mais la main de son mari l'arrête doucement, tandis que la voix tendre à laquelle elle ne sait pas résister dit à son oreille :
— Ne la disputons pas à Dieu, ma petite chérie. C'est son bonheur, et c'est le nôtre aussi, car ce sont les âmes comme la sienne qui détournent du monde coupable tant de punitions méritées.
La porte se referma lentement, et il sembla à ceux qui étaient là qu'un couvercle de cercueil retombait sur Emmanuelle Harbreuze.
”
Source : Gallica

Delly,  Une mésalliance (1981)

“ La pauvre grand-mère n'a pas le caractère facile. Tu sais que moi-même j'ai souvent à supporter ses bourrasques.
— Oui, mais pour moi, il y a plus que cela. Je sens chez elle de la malveillance, l'idée arrêtée de me faire de la peine.
— Mais non, ma Claire, tu te fais des imaginations. Allons, essuie vite tes yeux et va te déshabiller. Si tu le veux, tu m'aideras ensuite à finir les chemises pour la vieille Armandine.
Et, d'un geste de maternelle tendresse,
Emmanuelle passait son mouchoir sur les beaux yeux pleins de larmes.
”
Source : Gallica

Delly,  Une mésalliance (1981)

“ Au passage, Emmanuelle vit dans un angle de la chambre la vieille malle ouverte. Sur le dessus se trouvait un vieux missel dont la couverture fanée portait gravée une couronne comtale.
Odile ouvrit au hasard la première caisse venue. Et Emmanuelle, secrètement stupéfaite, vit passer sous ses yeux toutes les merveilles de la corbeille offerte par Serge à sa fiancée, tous les objets précieux, d'un goût exquis, dont il l'avait comblée.
Cette prodigalité était si invraisemblable de la part d'un Harbreuze qu'Emmanuelle se croyait le jouet d'un rêve.
”
Source : Gallica

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