Delly

Résumé

Delly Le rubis de l'émir (1983)

Soit, je vous attendrai ici, inspecteur, dit Aimery.
L'inspecteur appela deux hommes demeurés dans le vestibule, et qui portaient le matériel nécessaire pour la photographie et la prise des empreintes. Aimery demeura seul et, assis près d'une fenêtre, s'absorba dans ses pensées, les yeux machinalement fixés sur la maison d'en face. Tout à coup, il tressaillit. Meryem rentrait et, en se retournant pour jeter un coup d'œil sur l'hôtel de Fougerolles, elle venait de l'apercevoir. Ils échangèrent un geste amical. Il vit son regard triste, plein de compassion. Quelle âme charmante et bonne !
Source : Gallica

Delly Le rubis de l'émir (1983)

Aimery s'asseyait sur le siège que lui désignait Meryem. Comme l'avait dit Laurent, il avait grande mine. Rien d'apprêté, un air aisé, sans morgue, une distinction parfaite dans la simplicité. En sa tenue, une élégance discrète qui ajoutait encore à cette distinction. Mais, surtout, Meryem fut frappée de l'énergie qui se dégageait de cette physionomie, de la bouche ferme, presque dure, des traits nettement sculptés, des yeux d'un bleu profond qui regardaient en face, lucidement, froidement.
Prévenu par Louisette, le commandant arriva
aussitôt, et peu après Laurent.
Source : Gallica

Delly Le rubis de l'émir (1983)

Cela ne suffit pas pour qu'une femme comme Meryem donne son cœur.
De nouveau, ce fut le silence dans la voiture qu'Aimery menait maintenant à vive allure. Quand Elvira descendit dans la cour de la Guibière, elle avait les traits tirés et un pli dur au coin de la bouche.
XVII
Aimery, enfoncé dans un fauteuil, fumait en regardant distraitement les pelouses, les corbeilles fleuries du jardin de la Guibière. Les sons du piano lui arrivaient du hall qui tenait toute la profondeur de la maison et ouvrait par deux portes vitrées sur la terrasse dallée précédant le jardin.
Source : Gallica

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