Marie-Pierre

Miss Adda (1879)

Résumé

Marie-Pierre,  Miss Adda (1879)

“ Ces douces visions de l'avenir s'évanouirent bientôt devant l'air froid et mécontent dont Thérèse salua son entrée. Parmi les mille petites souffrances morales dont la vie est semée, il n'en est peut-être pas de plus douloureuse que celle qu'éprouve une âme débordant de sympathie et d'affection, et qui ne rencontre que la froideur ou l'indifférence. On s'élançait en avant, les bras étendus, et on n'a rencontré que le vide. Telle fut la pénible sensation d'Edmond, en face de la physionomie impassible et glaciale de sa sœur. ”
Source : Gallica

Marie-Pierre,  Miss Adda (1879)

“ Adda passait ses soirées d'une façon triste et monotone, assise vis à vis Mlle Pélagie qui tricotait avec une ardeur sans pareille et n'ouvrait la bouche que - si elle avait à mentionner une guérison obtenue par l'emploi d'un de ses médicaments ou surtout par l'usage de son cordial, et le sommeil appesantissait souvent les yeux de la jeune fille, avant que l'heure de se retirer, fut arrivée. Les jours où M. Dessart, au lieu de remonter dans sa chambre, demeurait à la salle à manger, il n'en était pas ainsi et le temps, pour Adda, s'écoulait comme un songe. ”
Source : Gallica

Marie-Pierre,  Miss Adda (1879)

“ Au bout de quelques semaines et bien qu'elle fut douée d'une forte dose d'amour-propre, la eune fille fut forcée de s'avouer que M. Parigny se détachait d'elle insensiblement, et que ses regards les plus doux, ses sourires les plus engageants n'avaient plus le même empire sur lui.
Elle en ressentit un violent dépit ; elle aimait Elphége autant que sa nature gâtée par l'égoïsme pouvait aimer. L'affection vraie et réelle qu'on a nomme : amour, piété filiale ou amitié, a pour hase ou le dévouement ou le sacrifice ou le deoir, — la passion qui bâtit sur le sable ne onde rien de durable.
”
Source : Gallica

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