Pierre Alciette, Vieux-Moulyn et son mystère (1947)
“ Elle a une petite figure longue et mince, des yeux innocents et un sourire espiègle qui relève le coin de sa bouche. Bien mise avec des étoffes et des coupes simples, elle doit avoir ce génie du chiffon de la Parisienne qui sait réaliser quelque chose avec rien du tout. Laure est un être de charme et je comprends qu'Antoine, comme la sèche Pascaline, ait subi l'envoûtement. C'est à peine si je peux moi-même lui en vouloir d'être là, bien vivante, et je ne doute pas qu'Antoine, sa blessure d'orgueil cicatrisée, ne retrouve pour elle le grand amour d'autrefois. ”
