Pierre Alciette

Résumé

Pierre Alciette Vieux-Moulyn et son mystère (1947)

Elle a une petite figure longue et mince, des yeux innocents et un sourire espiègle qui relève le coin de sa bouche. Bien mise avec des étoffes et des coupes simples, elle doit avoir ce génie du chiffon de la Parisienne qui sait réaliser quelque chose avec rien du tout.
Laure est un être de charme et je comprends qu'Antoine, comme la sèche Pascaline, ait subi l'envoûtement. C'est à peine si je peux moi-même lui en vouloir d'être là, bien vivante, et je ne doute pas qu'Antoine, sa blessure d'orgueil cicatrisée, ne retrouve pour elle le grand amour d'autrefois.
Source : Gallica

Pierre Alciette Vieux-Moulyn et son mystère (1947)

Y a-t-il dans ma manière de voir quelque chose de changé ? J'éprouve pour les beautés de la nature une amitié nouvelle.
Rien ne se perd, je l'ai souvent remarqué, de nos efforts. Tandis que je prenais goût, de manière inespérée, à mon existence campagnarde, je me sentais grandir, à Vieux-Moulyn, dans l'estime quasi générale.
C'est ainsi que je voyais parfois le visage de Mme Laruns s'irradier de joie, tandis qu'elle me regardait agir, en même temps ferme et douce, auprès d'une Marylise capricieuse et butée.
Source : Gallica

Pierre Alciette Vieux-Moulyn et son mystère (1947)

Bénie soit l'exception. La neige, à Paris, n'a vraiment aucun prestige. Quelle fête, ici, pour les yeux ! Depuis, surtout, que le soleil s'est mis de la partie. De surprise et de joie j'ai chanté, en plein carême, l'Alleluia, en ouvrant ce matin mes volets.
Le merveilleux, le gai paysage ! Sous un ciel de pastel, une vision de verger miraculeux.
Oh ! me griser de cette blancheur, fouler de mes pas le tapis immaculé ; cueillir de mes lèvres, au bout des branches, ces fleurs de rêve, dont je voyais à travers les vitres la délicate girandole trembler dans le vent.
Source : Gallica

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