Pierre Alciette, Pitié amoureuse (1938)
“ Dans la vallée où s'étend l'ombre du soir c'est la grande paix, le silence impressionnant de la campagne que trouble seule la cloche des angélus. Je pense à la mort ; j'en ai une peur affreuse. Mourir sans avoir dépênsé la somme normale de vie!... Vous me calmeriez, Thérèse, comme une source... Arrivée à ce point de sa lecture, Thérèse sembla réfléchir longuement. Son regard s'évada vers le ciel nocturne où brillaient les étoiles. Une immense pitié soulevait sa poitrine et faisait battre son cœur. — Pauvre Varanges, murmura-t-elle, pauvre garçon ! ”
