Pierre Alciette

Élements biographiques

Pierre Alciette,  Pitié amoureuse (1938)

“ Dans la vallée où s'étend
l'ombre du soir c'est la grande paix, le silence impressionnant de la campagne que trouble seule la cloche des angélus.
Je pense à la mort ; j'en ai une peur affreuse.
Mourir sans avoir dépênsé la somme normale de vie!...
Vous me calmeriez, Thérèse, comme une source...
Arrivée à ce point de sa lecture, Thérèse sembla réfléchir longuement. Son regard s'évada vers le ciel nocturne où brillaient les étoiles. Une immense pitié soulevait sa poitrine et faisait battre son cœur.
— Pauvre Varanges, murmura-t-elle, pauvre garçon !
”
Source : Gallica

Pierre Alciette,  Vieux-Moulyn et son mystère (1947)

“ Elle a une petite figure longue et mince, des yeux innocents et un sourire espiègle qui relève le coin de sa bouche. Bien mise avec des étoffes et des coupes simples, elle doit avoir ce génie du chiffon de la Parisienne qui sait réaliser quelque chose avec rien du tout.
Laure est un être de charme et je comprends qu'Antoine, comme la sèche Pascaline, ait subi l'envoûtement. C'est à peine si je peux moi-même lui en vouloir d'être là, bien vivante, et je ne doute pas qu'Antoine, sa blessure d'orgueil cicatrisée, ne retrouve pour elle le grand amour d'autrefois.
”
Source : Gallica

Pierre Alciette,  Pitié amoureuse (1938)

“ Elle regarda furtivement Vally, Jean. Rapprochés sur le divan, ils formaient un joli couple.
Jean, plein d'aisance dans sa mise simple, mais point commune, son visage intelligent, animé d'une franche gaieté. Vally, mollement appuyée sur des coussins, le corps se dessinant svelte et ferme sous la souple robe d'intérieur, les traits et le regard adoucis par l'encadrement flou de l'écharpe.
Cependant, un rais de lumière glissant de la lampe sur ses cheveux : « Ils n'ont jamais été si blonds, » remarqua Thérèse.
Elle réprima mal un haussement d'épaules : « L'âge qu'on paraît... » se dit-elle.
”
Source : Gallica

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