Charles-Marie Widor,
Initiation musicale
“ Depuis trois cents ans, les violons d’Amati, de Stradivarius, de Guarnerius, etc., se transmettent de main en main, de virtuose en virtuose, sans donner aucun signe de fatigue, toujours plus recherchés, plus admirés. Ils conservent leur vigueur, leur éclat, leur charme, parce qu’on les joue et qu’ils vivent des battements du cœur de celui qui les joue. Mettez-les au tombeau, c’est-à-dire dans la vitrine d’un musée, ils sont perdus. Le bois que ne secoue jamais plus l’onde sonore se dessèche et perd sa force de résistance à la tension des cordes. ”
