Charles-Marie Laurent

Résumé

Charles-Marie Laurent L'amour en Prusse (1878)

Mais je ne suis qu'une vieille bête! Voyons, sergent Laperrière, à vous le tour. Qu'avez-vous au fond de votre sac ?
— Moi, camarades ? Hélas ! le nuage inéluctable, la plaie béante, le ver rongeur et indélébile par qui le sombre de l'âme.
— Ta, ta, ta ! qu'est-ce que vous nous chantez là ? dit Delbrouz, est-ce que vous parlez ainsi quand vous commandez l'exercice ou la corvée?
Expliquez-vous dans le langage de tout le monde si vous tenez à être compris et à ne pas nous faire crever de rire en nous contant votre histoire, passablement lugubre à ce qu'il paraît.
Source : Gallica

Charles-Marie Laurent L'amour en Prusse (1878)

Mme de Baumblatt reçut une paire de lunettes, l'aimable Minka un faux nez, Mme Horsebach un martinet. Mme de Wittlich tendit la corbeille à Delbrouz qui la passa au général. Celui-ci gagna un vaste casque-à-mèche en papier, dont il se coiffa sans façon au milieu des rires, et à la grande joie des enfants. A M. Horsebach échut un cheval en pain-d'épice. La corbeille revint à Delbrouz, qui prit au hasard un numéro. La belle main de Mme de Schœngarten retira de dessous le papier-soie un petit paquet et le donna au prisonnier, qui défit l'enveloppe.
Source : Gallica

Charles-Marie Laurent L'amour en Prusse (1878)

Le temps était splendide ; le soleil brillait et chauffait comme dans les plus beaux jours de l'été; une brise fraîche venant de la mer, qui était proche, rendait la chaleur légère à supporter. Après une heure de navigation interrompue par quelques escales, le vapeur toucha le débarcadère d'Odermundê. Delbrouz descendit et alla s'asseoir à une petite distance, devant un café-restaurant dans un bouquet delilas en fleurs d'où l'œil pouvait plonger sur le débarcadère. Il se fil servir un verre de
bière et alluma un cigare pour se distraire jusqu'à l'arrivée de celle qu'il attendait.
Source : Gallica

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