Résumé

Pierre Véron Les mémoires des passants (2e édition… (1882)

A l'Odéon, c'est de la critique en redingote. A la Comédie-Française, c'est de la critique en habit noir.
Plus de houle. Plus de paradoxes jetant leur bonnet par-dessus les moulins. Plus d'argot entrecoupant les dialogues d'alentour. Les colloques chuchotent. Les appréciations s'enguirlandent.
Je ne choisis pas. Je constate. Si cependant j'avais à me prononcer, j'opterais en toute sincérité pour la formule de l'Odéon.
Elle a peut-être moins de tenue, mais combien elle a plus d'élan !
Source : Gallica

Pierre Véron Les mémoires des passants (2e édition… (1882)

Quand je vis cela, nous disait Augier, j'éprouvai un des chagrins les plus profonds de toute ma vie, et les larmes jaillirent malgré moi de mes yeux.
Il était, en effet, si affreux, le contraste de ces bravos lointains et de cette chambre morne, où l'on n'avait même plus le courage de les écouter!.
Pauvre Ponsard !
Il est bien difficile de se remettre dans le mouvement lorsqu'on a cessé d'y être.
C'est ce qu'a cru devoir tenter M. Octave Feuillet, dont on regrettait depuis trop longtemps l'abstention.
Source : Gallica

Pierre Véron Les mémoires des passants (2e édition… (1882)

Fini de rire ?. Allons donc !
Avec Paris, le rire n'a jamais de fin. Pas plus que les pleurs.
Il y a toujours ici de la drôlerie et de la douleur sur la planche, de la comédie et du drame.
Du drame?. Exemple: Un simple bulletinier de Bourse amasse trois ou quatre millions à ces jeux de la liquidation et du hasard.
Ses collègues le regardent avec envie. Les joies de ce monde lui sourient.
Hélas! la folie arrive tout d'un coup, qui bouscule projets et enchantements. Trois lignes dans les journaux pour annoncer que M. C. a été frappé d'aliénation mentale, et ce sera tout.
Source : Gallica

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