Paul Ginisty

Paul Ginisty

Résumé

Portrait de Paul Ginisty Paul Ginisty Paris à la loupe (1883)

En a-t-il bien besoin, après tout, ce joli pays de Meudon? Il a ses bois, ses grands bois superbes où les peintres retrouvent, à deux lieues de Paris, la vraie nature, — ses bois qui, à travers fourrés et clairières, à travers de mystérieux fouillis et de claires échappées de paysage, mènent à la vallée de la Bièvre. Et les étangs de Villebon, où un restaurant champêtre a remplacé l'ancien château de Pracontal, qui fut jadis le siège d'une « haute, moyenne et basse justice »! Ah! Parisiens, pourquoi allez-vous chercher si loin ce que vous avez si près de vous!
Source : Gallica

Portrait de Paul Ginisty Paul Ginisty Paris à la loupe (1883)

Le père Forelli — un malin — avait acheté à un matelot hollandais, pourun prix dérisoire, un superbe singe, une espèce d'orang, qui, dressé à coups de fouet, avait fini par acquérir une dose de civilisation tout à fait extraordinaire. Taki — c'était le nom dont on l'avait baptisé — était un singe unique, un singe prodigieux, plus savant qu'un académicien.
Du jour où Taki parut sur la scène, l'étoile de Pick pâlit. La foule mobile, oublieuse des moments de folle gaieté qu'elle devait au clown, n'avait plus d'yeux que pour le nouveau venu.
Source : Gallica

Portrait de Paul Ginisty Paul Ginisty Paris à la loupe (1883)

Le boulevardier fait école parmi d'honnêtes garçons — oui, des nôtres même — qui admirent ses allures sceptiques. Ces benêts-là ne comprennent pas qu'il vaut mieux être un brave homme, tout bonnement.
Ce qui les perd, ceux-là, c'est la tradition ancienne, c'est le souvenir des beaux jours du Divan de la rue Le Peletier, c'est le prestige des boulevardiers de Balzac, de ceux dont il disait : — Donnez-m'en vingt, et, parmi ces vingt-là,
je trouverai des gens capables de gouverner le monde!
Source : Gallica

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