Yveling Rambaud

Résumé

Yveling Rambaud,  En voiture, Messieurs ! (1881)

“ Ce qui me frappe le plus dans ces dessins, c'est le sang-froid, le posé, la netteté, la certitude en quelque sorte impeccable de l'improvisation. Dans ce qu'il montre, aussi bien que dans ce qu'il sacrifie, on constatera un discernement infaillible. De là, cette sobriété de lignes qui donne au dessin de John Leech une exquise légèreté. A ce titre, il est permis, sans être taxé d'exagération et en dépit de la modernité des sujets traités par l'artiste, de comparer ces admirables croquis aux meilleurs croquis italiens du XVIe siècle. ”
Source : Gallica

Yveling Rambaud,  En voiture, Messieurs ! (1881)

“ Je ne m'en plains pas, madame, quoique je préfère la Taglioni, la Livri ou la Mauri dansant sur la scène, à toutes les plus jolies femmes et à toutes les jeunes filles du monde dansant un cotillon dans un salon.
Croyez-moi, tout plaisir qui, en réunissant un certain nombre d'êtres humains, les rend bêtes ou ridicules, est un plaisir de second ordre.
Tant pis pour les pavanes du roi Louis XIII et le menuet de Psyché dansé par Louis XIV.
Ne m'accusez pas d'être paradoxal, je vais vous prouver ce que j'avance avec des exemples pris absolument sur le vif.
”
Source : Gallica

Yveling Rambaud,  En voiture, Messieurs ! (1881)

“ Quand une pièce est en vogue, qu'elle soit d'un auteur vivant ou mort, mais dont le nom attire la foule, quel est le caractère gigantesque avec lequel s'étale sur l'affiche le nom des interprètes, et combien est relativement microscopique celui de l'homme de talent qui a produit l'œuvre ?
Que d'intelligence, de tact et de soins doit mettre
un directeur pour ne pas froisser ses pensionnaires, en mettant tel ou tel nom d'artiste de talent égal l'un avant l'autre.
”
Source : Gallica

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