Résumé

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl La vie à Paris : chroniques du Figaro… (1858)

Tout homme d'esprit digne de ce nom doit contenir un philosophe et être armé contre les disgrâces de la vie, de façon à ne perdre l'esprit ni dans le succès, ni dans la défaite. Or, ne plaignez pas celui à qui reste l'esprit. Le plus riche est pauvre, assis sur ses millions, à côté de ce déshérité dont la besace ferait envie à la caisse de M. de Rothschild, si, par impossible, M. de Rothschild, n'était pas un homme de génie.
L'esprit porte ses consolations en lui-même ; sa fortune, c'est-àdire la joie de sa raison satisfaite, est tout intérieure.
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl La vie à Paris : chroniques du Figaro… (1858)

De ses prospérités, Ladvocat n'avait rien conservé que le goût de la magnificence; - c'était un Diogène superbe, logé dans le tonneau des Danaïdes; - il avait vieilli à la façon des Anglais en laissant blanchir ses cheveux, mais sans renoncer aux allures du dandysme le plus jeune et le plus pimpant : — un fond de frivolité le soutenait contre les déceptions les plus aiguës de la vie.—Lié dans sa jeunesse avec Talma, mademoiselle Mars, et tous les princes de l'art, il avait conservé jusqu'à son dernier jour un goût très-vif pour le théâtre
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl La vie à Paris : chroniques du Figaro… (1858)

Les Parisiens de Paris ne respirent pas longtemps en dehors de leur atmosphère; il leur faut le bruit du moulin, le tapage de la comédie nouvelle, le clapotage du cancan quotidien. — Quand le Parisien perd de vue madame Doche, mademoiselle Page, mademoiselle Ozy et mademoiselle Alphonsine, la nostalgie s'empare de lui, et, s'il apprend, à l'étranger, que l'Ambigu a donné un mélodrame nouveau, il tombe en des désespoirs navrants. — Le Parisien de lettres est, plus qu'aucun autre, asservi à ces habitudes de dissipation de chaque jour et de chaque soir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature