P.-J. Stahl,
La vie à Paris : chroniques du Figaro…
(1858)
“ Tout homme d'esprit digne de ce nom doit contenir un philosophe et être armé contre les disgrâces de la vie, de façon à ne perdre l'esprit ni dans le succès, ni dans la défaite. Or, ne plaignez pas celui à qui reste l'esprit. Le plus riche est pauvre, assis sur ses millions, à côté de ce déshérité dont la besace ferait envie à la caisse de M. de Rothschild, si, par impossible, M. de Rothschild, n'était pas un homme de génie. L'esprit porte ses consolations en lui-même ; sa fortune, c'est-àdire la joie de sa raison satisfaite, est tout intérieure. ”
