Lac de Geneva

Définition et enjeux

Eugène Ney Revue des Deux Mondes

Le lendemain, nous allâmes par terre, au lieu de continuer par le canal, qui, pendant cinquante milles au moins, est constamment percé dans les bois. Vers neuf heures, nous traversâmes la pointe du charmant lac Cayouga sur un pont de deux milles de longueur. Sa largeur est de trois milles, et sa longueur de trente-deux : un bateau à vapeur le traverse d’un bout à l’autre, et va jusqu’à la ville d’Ithaque, à l’une de ses extrémités. Vers onze heures, nous côtoyâmes, pendant un mille environ, un autre joli lac nommé Seneca. La ville de Geneva s’élève sur une des collines qui le bordent.
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Rodolphe Rey Genève et les rives du Léman (1868)

Par un piquant contraste, cette ville, à la destinée si sévère, occupe un des lieux les plus aimables de la Suisse; autour de ses murs, tout est mouvement et grâce ; la vue plonge sur des campagnes bocagères, coupées de coteaux aux lignes flexibles, semées de villas ombreuses, de parterres de fleurs, de bosquets, de pelouses, de vergers ; ici baignés par la vague azurée du Lac, là fuyant en molles ondulations vers les Alpes neigeuses de la Savoie.
Le Rhône, violent et inégal dans son cours supérieur, sort du Lac sous les murs de Genève, à flots rapides mais réglés
Source : Gallica

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