Louis Veuillot,
Les pèlerinages de Suisse
(1896)
“ Si le mal pouvait triompher, la terre tout entière serait depuis longtemps son empire, les méchants auraient dévoré les bons, comme les animaux féroces du désert ont détruit la race des gazelles, et déjà s'entre-dévoreraient. — Ajoute que pour soutenir le monde en cet état, pour qu'il pût subsister dans le mal, il faudrait un pouvoir supérieur à celui du démon, c'est-à-dire de Dieu injuste. Cette terre serait déjà l'enfer, aucune vertu n'y rafraîchirait le cœur, nous n'aurions l'idée du bien que comme d'une chose impossible à l'humanité, tandis qu'au contraire nous voyons des saints. ”
