Jean-Marie-Vincent Audin,
Histoire de la vie, des ouvrages et des doctrines de Calvin
(1841)
“ La réforme a des fiertés bien étranges. A l'entendre, l'Exposition de la foi de Zwingli est le chant d'un cygne mélodieux : c'est Bullinger qui l'affirme. Parce qu'une population montagnarde se laisse emporter presque sans résistance à la voix de son prêtre, elle triomphe et crie au miracle ; elle croit voir le rayon lumineux dû désert envelopper la chaire où prêchait Zwingli, et les langues de feu de Jérusalem descendre sur les lèvres de l'orateur. Celui qui connaît la société helvétique au moyenâge, n'a pas grande peine à répondre à Bullinger. ”
