Pierre Imbart de La Tour,
Les origines de la Réforme. Tome 4
(1905-1935)
“ Il suit, à son tour, le processus doctrinal par lequel Luther avait passé. Un même principe initial les conduit aux mêmes négations. Mais combien différentes les étapes! Là une nature impétueuse, toute de jet, se débattant contre le scrupule, le drame d'une conscience torturée, ses luttes, ses angoisses, son cri désespéré vers un Evangile qui, malgré nous, nous sauve; ici une intelligence réfléchie, qui pèse, compare, discute et entend mettre d'accord sa vie intérieure et les formules de sa foi. Le fidéisme de Luther est un éclair de passion; celui de Calvin, un produit du raisonnement. ”

