Étienne Pivert de Senancour,
Oberman
(1804 - 2e éd, 1833)
“ Un sentiment impérieux m’attache à toutes les impressions aimantes ; mon cœur plein de lui-même, de l’humanité, et de l’accord primitif des êtres, n’a jamais connu de passions personnelles ou irascibles. Je m’aime moi-même, mais c’est dans la nature, c’est dans l’ordre qu’elle veut, c’est en société avec l’homme qu’elle veut, c’est en société avec l’homme qu’elle fit, et d’accord avec l’universalité des choses. A la vérité, jusqu’à présent du moins, rien de ce qui existe n’a pleinement mon affection, et un vide inexprimable est la constante habitude de mon âme altérée. ”

