Théâtre de l'Ambigu-Paris

Définition et enjeux

Alexandre Desbiez de Saint-Juan Le Bataillon mobile de Besançon à Paris… (1848)

Les théâtres échelonnés sur les boulevards, la Gaîté, l'Ambigu, la Porte-Saint-Martin, le théâtre Historique, où chaque soir l'oreille épouvantée entendait des drames dont le bagne ou l'échafaud étaient les dénoûments obligés, montrent tristement leurs façades aveugles et leurs portes closes comme des bouches muetles.
Source : Gallica

Eugène Carissan Paris dans sa splendeur : Monuments… (1861)

L'Ambigu-Comique n'était jadis qu'un simple théâtre de marionnettes, sous la direction de l'illustre Audinot. Aujourd'hui, c'est là que triomphe le mélodrame. Frédéric Soulié y a donné le modèle du genre : la Closerie des Genêts. Si vous me demandez pourquoi on l'appelle Ambigu Comique, je vous répondrai que je n'en sais absolument rien.
Par exemple encore, pourquoi la GAITÉ s'intitule-t-elle la Gaîté, sinon par une sorte d'ironique antiphrase, comme on dit en rhétorique. La Gaîté ou l'Ambigu, c'est tout un : môme ouvrage en deux éditions.
Source : Gallica

Amédée Gayet de Cesena Le nouveau Paris : guide de l'étranger pratique… (1864)

DE L'AMBIGU-COMIQUE, où l'on a joué quelquefois des drames intimes d'un caractère élevé, tels que la Closerie des Genêts, tend, de plus en plus, à n'être plus qu'un théâtre de quartier, ayant son répertoire spécial et un public local, comme le THEATRE BEAUMARCHAIS et le THEATRE DU LUXEMBOURG, OÙ les étrangers vont rarement, et que les Parisiens eux-mêmes ne fréquentent que par des raisons ou dans des circonstances exceptionnelles.
Source : Gallica

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