Résumé

Henri d' Alméras La vie parisienne sous la Restauration

« -Ce n'est guère qu'en France qu'on nomme l'ACADÉMIE DE MUSIQUE le premier théâtre de l'Europe, et il faut avouer que les étrangers qui depuis quelques années l'ont visité n'ont pu propager
cette opinion dans leurs pays. Presque tous ont admiré la précision des pirouettes et des entrechats ; la magnificence des décorations ; la pompe théâtrale, qui ne se rencontre point ailleurs, et se sont moqués de la mauvaise méthode de chant et du peu d'attention que le public semble faire à la partie essentielle de l'opéra, qui, sans contredit, est la musique (1) . »
Source : Gallica

Henri d' Alméras La vie parisienne sous la Restauration

LES FILLES, LES GRISETTES, LES PIQUEURS
Le règne des prêtres — car la Restauration fut surtout cela — avait eu pour conséquence d'imposer à beaucoup de femmes de la haute société, que leur situation exposait aux regards des foules, une dignité de vie au moins apparente.
L'essentiel était de donner le bon exemple ou d'en avoir l'air. L'hypocrisie peut, dans bien des cas, passer pour de la vertu, et elle est par suite très moralisante.
Beaucoup de femmes qui avaient brillé sous la Révolution et l'Empire se résignaient à une demi-retraite, qui était presque une abdication.
Source : Gallica

Henri d' Alméras La vie parisienne sous la Restauration

Dans un pays ou l'incapacité et l'improbité, si répandues qu'elles soient, permettent de tout espérer, de tout obtenir, dans un pays où la conquête du pouvoir conduit inévitablement à l'abus du pouvoir, et où gouverner c'est opprimer, plus un régime dure, plus, se croyant sûr du lendemain, il se carre dans l'arbitraire et l'injustice et devient impopulaire. La Restauration, quoiqu'elle ait eu un plus noble idéal que certains régimes qui lui succédèrent et un personnel moins taré, moins stupide et moins vil, ne put pas cependant échapper à cette loi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature