Résumé

L'Année 1817 , par Edmond Biré (1895)

Lorsqu'on apprit dans l'après-midi du 12 mars, l'arrivée du duc d'Angoulême, l'élan fut aussi général que spontané. La population toute entière se précipita à sa rencontre. On s'embrassait, on pleurait, on se jetait à genoux. Le ciel retentissait d'acclamations enthousiastes. La joie tenait du délire. M. Lynch sans doute était là, avec ses adjoints, en grand uniforme, au milieu des flots du peuple, mais il ne les avait pas plus amenés aux pieds du Prince que la barque pavoisée qui aborde au rivage ne conduit les flots de l'Océan.
Source : Gallica

L'Année 1817 , par Edmond Biré (1895)

Pendant cent cinquante ans, l'Académie française avait distribué des prix de poésie, et nous osons affirmer que, dans ce long espace de temps, dans les plus beaux jours de notre siècle de gloire littéraire, aucun des concours de l'Académie n'a produit à la fois trois ouvrages en vers d'un talent aussi mûr, d'un goût aussi sain, d'une poésie aussi brillante, d'une élégance ausai soutenue que les trois poèmes que la classe a distingués.
Source : Gallica

L'Année 1817 , par Edmond Biré (1895)

Oh ! l'heureux temps que celui où Hugo, applaudi de Chateaubriand et de Lamartine, entouré par ce bataillon de jeunes hommes, Sainte-Beuve, Alfred de Vigny, les deux Deschamps, Vitet, Prosper Mérimée, qui s'élançaient, pleins de confiance et d'ardeur, à la conquête de l'avenir, n'avait en face de lui d'autres adversaires que ces tristes demeurants d'un autre âge, ces invalides de la littérature impériale, les Arnault, les Tissot, les Jay et les Jouy !
Source : Gallica

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