Résumé

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Souvenirs d'un homme de lettres… (1877)

A l'École de Marine, je ne fus pas un excellent
élève, je n'aimais guère les mathématiques, mais la partie pratique du métier me plaisait, je crois que je serais devenu un officier comme tant d'autres; mais je ne me flatte pas que je me serais élevé à ce premier rang où ont brillé, où brillent encore quelques-uns de mes camarades qui ont été ou sont à la tête de l'État-major général de la flotte; hommes éminents par de brillantes et solides qualités, hommes que je respecte, que j'aime, et que la France honore de son estime.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Souvenirs d'un homme de lettres… (1877)

Corneille, Racine et Voltaire n'avaient rien laissé à faire : aussi depuis eux ne fit-on que les recommencer, tâche périlleuse, où s'épuisèrent des hommes de talent, à qui il ne manquait peut-être que l'intelligence d'une mission nouvelle. Le théâtre s'était modelé sur le Directoire et sur l'Empire, comme les arts du dessin et la poésie lyrique. Napoléon aimait les anciens, et puis il succédait à un gouvernement qui n'avait que trop imité
les républiques de l'antiquité. Il y avait dans les modes du temps une imitation servile du Romain et du Grec : l'Empereur, c'était César
Source : Gallica

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Souvenirs d'un homme de lettres… (1877)

M. Gérard n'était pas du tout l'égal de Murât qui avait commencé par être comme l'illustre artiste, fils d'un maître d'hôtel. Les champs de bataille avaient changé l'officier, les grands succès au Louvre n'avaient pu changer le peintre; on tenait son rang entre gens parvenus, comme avant la Révolution entre gens nés. L'empereur l'entendait ainsi, il fallait obéir ou bien passer pour un sauvage ou un fou, comme M. Nepomucène Lemercier, l'auteur de Pinto, qui eût dit comme Rover-Collard, si on lui eût proposé de le faire comte : Comte, vous-même !
Source : Gallica

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