Alexandre Desbiez de Saint-Juan, Le Bataillon mobile de Besançon à Paris… (1848)
“ Au milieu de ce beau fleuve , coulant à pleins bords entre ces plaines fertiles et verdoyantes , je regrette ma Franche-Comté et ses plus agrestes montagnes, Besançon et les fortifications qui le dominent, Granvelle et Chamars rongés par les chenilles, et jusqu'à Rosemont, chenu comme la tête d'un philosophe. La poésie ne me montre plus Paris dans un rêve illuminé ; Paris n'est plus pour moi cette ville merveilleuse si désirée de mes vingt ans, séjour fantastique où les hommes de talent, de coeur et de génie puisaient la force en touchant le sol, comme Antée. ”
