Alexandre Desbiez de Saint-Juan

Résumé

Alexandre Desbiez de Saint-Juan Le Bataillon mobile de Besançon à Paris… (1848)

Au milieu de ce beau fleuve , coulant à pleins bords entre ces plaines fertiles et verdoyantes , je regrette ma Franche-Comté et ses plus agrestes montagnes, Besançon et les fortifications qui le dominent, Granvelle et Chamars rongés par les chenilles, et jusqu'à Rosemont, chenu comme la tête d'un philosophe. La poésie ne me montre plus Paris dans un rêve illuminé ; Paris n'est plus pour moi cette ville merveilleuse si désirée de mes vingt ans, séjour fantastique où les hommes de talent, de coeur et de génie puisaient la force en touchant le sol, comme Antée.
Source : Gallica

Alexandre Desbiez de Saint-Juan Le Bataillon mobile de Besançon à Paris… (1848)

Une bonne action n'est jamais sans récompense. Je reviens, mais non pas comme je suis allé. Notre service est fini. La colonne doit repartir lundi. Vive la République ! Vive l'assemblée nationale... qui ne veut plus de nous. Je ne t'en dirai pas long : si le chagrin est bavard, le bonheur est discret. Paris redevient presque lui-même à mes yeux; déjà, comme des fleurs après l'orage rouvrent leur calice mouillé de pluie, le Cirque, le Jardin-d'Hiver, le Château-des-Fleurs, s'épanouissent devant le garde national attristé.
Source : Gallica

Alexandre Desbiez de Saint-Juan Le Bataillon mobile de Besançon à Paris… (1848)

Mais, comme si le despotisme de l'émeute eût voulu remplacer le despotisme royal, c'est là que se dressa la première et la plus formidable barricade des insurgés de juin, Bastille aussi effrayante que l'ancienne, aussi meurtrière pour la liberté , que le peuple encore, la garde nationale, brisa comme un verre il y a si peu de jours. Maintenant des pavés mal rangés et des tentes éparses attestent seuls le lieu du combat.
Source : Gallica

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